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 Entretien avec deux âmes simples comme Reiki…

Ronald Mary & Dominique Clermont

 

 

 

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 Nathalie Moulin

Comment symboliseriez-vous votre expérience de vie avec le Reiki ? En une citation parlante par exemple ?

 Ronald Mary

Si c’était un mot, ce serait simplicité. Si c’était un fruit, ce serait une cerise ou un abricot biologique. Si c’était un sentiment, ce serait l’amour. Quoiqu’il advienne, en jouant au jeu du "si c’était", on va de toute façon toujours retrouver quelque chose qui va concerner l’être humain, qui va concerner le principe même de la vie. Quelque chose qui se rapportera au principe de ce lien, de cette verticalité que nous ressentons les uns et les autres. Un principe difficile à définir et que Mikao Usui a appelé Reiki. Et avec mon épouse, Dominique, nous pensons qu’il s’agit là de quelque chose de parfaitement naturel. Il y est question de ce que nous avons en nous, de quelque chose que l’initiation va simplement éveiller, en permettant à la personne de le rendre conscient et de l’utiliser autant que possible pour elle et pour les autres. Oui, vraiment, le Reiki est tout simple.

 Dominique Clermont

J’ajouterai à ce sujet que, parfois, on rend les choses très compliquées dans la vie. On veut mettre des mots autour, alors qu’en définitive, cette énergie dont nous parlons est présente, qu’on le veuille ou non. Elle est là, et il nous reste juste à apprendre à être avec elle. Et c’est en cela que pour moi c’est simple. Et paradoxalement pas si simple que ça tout compte fait.

 Nathalie Moulin

J’ai lu dans un de vos articles sur le web, cette très belle citation d’Henri Miller lorsque vous parlez du Reiki : "La science cherche encore, l’Amour a trouvé !" Quelle serait justement votre propre citation, fort de vos 15 années d’expérience en tant que Maître Reiki ?

 Ronald Mary

Ce qui m’intéressait suite à ce qu’a dit Henri Miller, c’est que la science a, effectivement, le devoir de chercher et d’ailleurs, j’espère qu’un jour on pourra écrire un bouquin sur les recherches effectuées sur le Reiki. Parce que c’est toujours intéressant de connaître. ça fait partie de la connaissance des humains, le "comment ça marche" ? Pour autant, ce n’est pas le seul savoir. Là où Henri Miller a raison dans cette phrase, c’est quand il dit "l’Amour a trouvé". Parce que l’Amour va à l’essentiel et que le Reiki nous permet d’aller à l’essentiel. La science nous donne la possibilité de nous rapprocher de plus en plus et de mieux en mieux de cet essentiel. C’est la différence qu’on fait, mais surtout, l’un n’exclue pas l’autre.

 Dominique Clermont

Oui, l’amour est une qualité de présence. Ce mot-là, aujourd’hui, est un peu galvaudé. Or, je suis vraiment convaincue que ce mot possède tout ce qui nous est nécessaire pour être simple, pour être vrai et juste. Et l’amour est bien au-delà de celui dont on parle dans les journaux ou les magazines féminins. C’est bien au-delà et c’est la raison pour laquelle je rejoints Miller quand il dit que l’Amour a trouvé. Parce que lorsque nous ressentons vraiment ce sentiment, et bien je pense que nous avons trouvé aussi.

 Nathalie Moulin

Vous évoquez également la "Simplicité" attribuée au Reiki et dites très joliment "entrer en résonance avec la source du flux de vie et l’énergie du receveur". Que ce "don d’amour" peut en quelque sorte sembler trop singulier aux yeux des scientifiques. Pensez-vous qu’il y a l’espoir pour qu’un jour le monde de la science et celui de la compassion Reiki puissent s’allier pour le bien de l’humanité le désirant ?

 Dominique Clermont

En clin d’œil, je citerai le Dalaï Lama qui pour moi incarne une haute représentation spirituelle, en tout cas « ici et maintenant », et qui entreprend régulièrement des échanges avec le monde scientifique. Donc, si "ça" existe, je pense qu’effectivement c’est possible.

 Ronald Mary

Bien évidemment que c’est possible ! Aujourd’hui, tout le domaine de la physique, quantique notamment, nous amène à, non pas comprendre, mais à nous poser des questions sur le sens du mot "réalité". Qu’est-ce que la réalité ? Est-ce que le réel représente exactement ce que je vois ou ce que je perçois par mes sens humains, donc limités, ou est-ce qu’il y a autre chose derrières les choses palpables ? Il semblerait que ce soit affirmatif. A partir de ce moment-là, je  n’ai pas de souci majeur de ce point de vue. La science va, un jour, nous aider à comprendre de mieux en mieux et de plus en plus. Maintenant, si les scientifiques sont prêts à vivre cet aspect-là, c’est une autre question. Il existe des cas isolés dans la sphère scientifique qui osent dire les choses comme Matthieu Ricard, qui est un scientifique de très haut niveau. Un ancien ingénieur de la génétique cellulaire investi dans une démarche Bouddhiste, donc spirituelle. Je dirai plus largement que, généralement, les scientifiques en tant que personne, pour beaucoup, sont tout à fait ouverts pour discuter avec nous et éventuellement prêts à chercher avec nous. En tant qu’individu surtout. En revanche, le groupe scientifique, lui, n’est pas prêt. ça veut dire que ces gens ne peuvent pas affirmer dans leur groupe de travail ou d’action ce qu’ils font la plupart du temps, sinon, ils sont rejetés par le groupe. En définitive, si l’individu est prêt, ça signifie que le groupe va suivre.

C’est une question de patience mais ça viendra, c’est évident !

 Nathalie Moulin

Il est vrai que trop souvent justement, la science écarte toute notion d’amour dans ses travaux, simplement parce que l’impalpable lui paraît inconcevable. Connaissez-vous des chercheurs qui ont ressenti et expérimenté les bienfaits du Reiki, à part Matthieu Ricard ?

 Ronald Mary

D’autres scientifiques qui ont expérimenté directement les bienfaits du Reiki, oui. Nous en avons même initié certains : des médecins, des infirmières, voire même une dame très haut placée au sein du CNRS. Encore une fois, l’individu vient vers le Reiki. Ont-il ressenti les bienfaits du Reiki ? Je n’en sais rien. Pour exemple, on va trouver chez les astrophysiciens des gens qui disent des choses extraordinairement belles, passant par la poésie de la voûte céleste pour exprimer leur vocation. Derrière cette poésie, et pour en avoir rencontré certains, je sais qu’il y a quelque chose de l’ordre de l’amour. On entre pas encore ici dans la spiritualité, mais on reste bien dans la métaphysique. Pour un scientifique, le pas vers la métaphysique est extrêmement important, parce qu’il admet par principe et par hypothèse qu’il peut exister autre chose que ce qu’il a les moyens de percevoir et éventuellement d’expliquer. J’ai même pu débattre de ce sujet avec un astrophysicien : le quart de dixième avant le big bang, qu’y avait-il ? Et qui a "appuyé sur le bouton" pour déclencher le big bang ? Et on a refait le monde ensemble en spéculant, évidemment. Mais il y a encore quelques années, avoir l’opportunité de refaire le monde avec un scientifique de cette manière-là semblait inconcevable, sachant nos divergences concernant les causes et les effets. Ce moment était assez rare. Donc, il y a une véritable ouverture à ce niveau-là.

 Dominique Clermont

Pour celui qui s’interroge, plus une personne cherche et plus elle mesure ce qu’elle ne connaît pas. Et quand on parle d’amour pour les scientifiques qui s’intéressent à ce monde de l’impalpable, de l’incompris ou encore du "pas vérifié", du "pas découvert", je pense que le scientifique lui, cultive cette notion d’amour universel. C’est ce qui fait défaut parfois aux personnes qui cultivent l’amour que j’appellerai religieux. Et dans le fond, je me dis qu’il y a une ouverture beaucoup plus grande chez ce scientifique-là, s’il garde l’esprit ouvert, à l’opposé de certaines personnes qui pourraient s’appeler "gourous" et qui sont dans la fermeture. Pour moi, c’est très différent. Pourtant, le gourou est aimé de ses adeptes, mais pour moi, ça n’est pas l’amour. Et j’ai un fort espoir justement en ce scientifique, parce que pour ceux qui sont intéressés, ils ouvrent grand leur conscience et leur cœur. Et ce point est, je pense, très important.

 Nathalie Moulin

Qu’auriez-vous envie de dire aux plus sceptiques et aux plus réticents envers le Reiki ?

 Dominique Clermont

J’aurai envie de leur dire "passez votre chemin, ce n’est pas pour aujourd’hui".

 Nathalie Moulin

Qu’attendiez-vous de cette Grande Rencontre Européenne de Reiki ?

 Ronald Mary

Tout d’abord, ayant organisé des salons, je tiens à  rendre hommage à Nita Mocanu et à son équipe pour cette Rencontre. Car il convient d’avoir du courage et de la force morale pour organiser des congrès. Ensuite, ce que j’en attendais franchement, pas grand-chose.  Une première rencontre, ça donne un melting pot. J’étais mort de trouille avant la conférence car je ne savais pas comment allait être accueillie ma prestation. C’est vrai que j’ai bastonné sur certains sujets, ne pouvant pas éviter de dénoncer certaines choses auxquelles  nous n’adhérons pas, type : l’initiation Reiki à distance, l’introduction dans le Reiki de maîtres ascensionnés et autres. ça ne veut pas dire que ça ne doit pas exister, bien sûr ! Mais pas dans le Reiki car cela n’a rien à y voir. Sachant qu’on allait dénoncer certaines choses et avant d’être provocateurs, on ignorait comment le public allait recevoir la conférence. La vertu d’un premier congrès c’est d’avoir le mérite d’exister et de mettre en place, en créant des liens entre des gens qui pratiquent dans leur coin sans savoir qu’à côté, quelqu’un vibre de la même manière. ça, c’est vraiment la vertu d’une première rencontre. Donc, on en attendait pas grand-chose, à part espérer rencontrer des gens un moment. On a été exaucés et c’est tout bonheur ! Non, c’est pas du bonheur, c’est plutôt tout plaisir ! En souhaitant qu’il y ait d’autres rencontres, et si Nita a besoin de nous, évidemment on viendra. Et s’il n’a pas besoin de nous, on s’y rendra en visiteur parce qu’on a vraiment plaisir à rencontrer et à dire "tiens on est pas tous seuls". Puis ça fait une quinzaine d’années qu’on pratique et que plein de gens viennent nous voir en nous disant "heureusement que vous dites telle chose car personne ne le dit" ou encore "ça m’a éclairé". De fait, et là je vais me faire mousser un petit peu, ce qu’on accomplit, ça sert à quelque chose. En tout cas, on vient de s’apercevoir que ça servait à quelque chose et à quelques personnes.

Comme ça a été mon métier de prendre la parole et de médiatiser un propos, si je dois devenir celui qui médiatise, je le ferai. C’est ça un premier congrès, ensuite on voit les choses se mettre en place.

 Dominique Clermont

Concernant cette Grande Rencontre Reiki, je la compare à un soin : j’étais prête à accueillir ce qui arrivait. En même temps, j’ai un souhait à formuler pour les prochaines rencontres : j’aimerai vraiment que ce soit réalisé dans l’équilibre bienveillant mais pas complaisant. Et pour moi, la bienveillance, c’est d’abord d’entendre tout le monde. C’est la possibilité aussi d’entendre le message qu’a fait passer Ronald. C'est-à-dire, ne pas partir sur des chemins qui ne sont plus celui du Reiki. Sans vouloir juger, je dirai simplement que si nous sommes là pour le Reiki, alors parlons du Reiki. Ne mélangeons pas avec un tas d’autres choses qui compliquent la démarche et complexifie la compréhension même de cette méthode. Mon souhait relatif aux prochains congrès est qu’on veille vraiment à cet équilibre constant. Qu’on ne se laisse pas partir dans une dérive "magico-spiritualo-scientifico" que je ne peux que subir, pas vivre.

 Ronald Mary

Juste un mot effectivement suite aux propos de Dominique. Si on est venus, c’est parce que c’est Nita qui a organisé la Rencontre. Il y avait une caution de cette manière. On peut ne pas être d’accord avec sa démarche ou avec ma démarche, on est dans la discussion, dans l’échange. Pour autant, je sais que Nita préserve l’essentiel. Et que sur l’essentiel, nous sommes en phase. A partir de ce moment-là, je suis présent, bref, nous sommes là.

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